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Mes petites évocations de tous les jours اَلْاَذْكَار
📖 Lire comme un conte 19 pages racontéesQuatre petites phrases lumineuses accompagnent le musulman toute la journée : Alhamdoulillâh, In-châ-Allah, Mâchâ Allah et Soub-hânAllah.
À chaque moment de la journée, je remercie Allah pour Ses bienfaits : lorsque je termine mon travail, après avoir mangé ou bu, lorsque je me réveille, quand je retrouve la santé après la maladie, lorsqu'Allah me protège d'un malheur ou d'un danger.
Lorsque j'ai l'intention de faire quelque chose ou que j'ai envie qu'une situation se produise, je dis in-châ-Allah — et je fais de mon mieux pour que cela se réalise. En le disant, je me remets à Allah : c'est Lui qui décide du meilleur pour moi.
Quand j'admire quelque chose de joli, quand je vois une qualité chez une personne, pour demander la protection d'Allah contre le mauvais œil, ou pour exprimer mon contentement de ce qu'Allah m'a donné.
Lorsque j'admire la puissance d'Allah à travers Sa création, lorsque je fais les éloges d'Allah à tout moment, ou quand j'entends une nouvelle qui m'étonne.
Une journée entière tient dans quatre petites phrases. Suis Bilâl du matin jusqu'au soir : à chaque fois qu'il en dit une, demande-toi si tu aurais dit la même.
Bilâl vient de finir de ranger sa chambre. Le lit est fait, les jouets dans le panier, les livres bien droits. Il regarde et il est content de lui.
Alhamdoulillâh — j'ai terminé mon travail.
Il a joué au ballon dans le jardin, il a chaud, il boit un grand verre d'eau fraîche d'un seul trait.
Alhamdoulillâh — après avoir bu.
En descendant l'escalier, son pied glisse. Sa main attrape la rampe juste à temps. Il ne s'est rien fait.
Alhamdoulillâh — Allah m'a protégé d'un danger.
Son camarade lui demande de l'aider demain à porter ses affaires. Bilâl dit oui de bon cœur.
Je t'aiderai demain, in-châ-Allah — et il compte bien tenir parole.
Il se dit qu'il finira sa leçon avant vendredi. Il ouvre son livre tout de suite.
Je finirai cette semaine, in-châ-Allah — je le dis, et je fais de mon mieux.
À table, on prépare la visite chez sa grand-mère samedi. Le petit cadeau est déjà près de la porte.
On ira samedi, in-châ-Allah — c'est Allah qui décide du meilleur.
Un camarade récite, et sa voix est très belle. Bilâl l'écoute jusqu'au bout.
Mâchâ Allah — j'admire une qualité chez quelqu'un, et je demande la protection d'Allah pour lui.
Son petit frère lui sourit depuis son berceau. Bilâl se penche, tout attendri.
Mâchâ Allah — devant ce qui est joli, on protège au lieu d'envier.
Le jardin du voisin est couvert de fleurs. Bilâl s'arrête pour regarder.
Mâchâ Allah — c'est la volonté d'Allah, et je suis content de ce qu'Il donne.
La pluie s'arrête. Un arc-en-ciel se pose au-dessus des toits mouillés.
Soub-hânAllah — j'admire la puissance d'Allah dans Sa création.
Une fourmi minuscule traîne une miette trois fois plus grosse qu'elle.
Soub-hânAllah — même le plus petit est étonnant.
Au bord de l'eau, la mer va jusqu'au ciel, sans fin.
Soub-hânAllah — gloire à Allah, devant ce que je n'arrive même pas à mesurer.
Il n'a rien fait d'extraordinaire aujourd'hui. Il a rangé, il a bu, il a promis, il a admiré, il a regardé une fourmi.
Et pourtant il a parlé à Allah douze fois.
Ces quatre phrases ne demandent ni tapis, ni silence, ni moment particulier : elles se glissent dans la journée telle qu'elle est.
🎯 Que dis-tu dans ces moments ?
Réponds aux questions : chaque réponse est expliquée, et chaque essai fait grandir ton étoile.